Lors du dernier conseil communautaire du Grand Dijon, le
choix d’un tramway a été définitivement arrêté. F.Rebsamen a imposé son choix,
en dépit de l’opposition d’une partie des conseillers communautaires (6 votes
contres et 3 abstentions).
L’absence de consensus sur ce dossier majeur de
l’agglomération est un fait historique dans l’histoire de l’intercommunalité à
Dijon, lieu traditionnel de consensus depuis son origine en 1976 avec le
District.
Comme nous, ces élus du Grand Dijon reconnaissent la
nécessité de doter l’agglomération d’un réseau de transport collectif en site
propre, vecteur de modernité et de progrès social.
Mais beaucoup trop d’imprécisions et d’interrogations
subsistent sur ce dossier.
En séance, Gilbert Menut, conseiller général et maire de
Talant, a parfaitement résumé la situation : « Nous nous
interrogeons sur le coût d’un tel projet et son financement. Les bailleurs de
fond que voulez solliciter pour obtenir des subventions n’ont pour l’instant
pris aucun engagement. De plus, la conjoncture actuelle nous incite à la plus
grande prudence. Notre capacité d’endettement n’est pas extensible à l’infini.
Il nous faut plus de temps pour caler ce projet à la mesure de nos moyens. Je
vous demande donc de retirer les délibérations, qui le concerne, de l’ordre du
jour de ce soir »
Cette demande de report, formulée par ailleurs par Rémi
Delatte, député-maire de Saint-Apollinaire, a été clairement rejetée par F.Rebsamen.
Cette méthode du « passage en force » traduit le
malaise persistant que suscite ce dossier et augure mal la suite des opérations.
Elle confirme les graves interrogations que nous avons
soulevées dès l’origine sur ce projet :
une concertation tronquée, un tracé très incomplet, un choix technologique
coûteux et certainement dépassé, une charge fiscale considérable à terme pour
les contribuables et les entreprises.
Tous
ces éléments militent pour notre proposition de privilégier pour Dijon la solution
« busway », plus simple à mettre en œuvre, plus souple dans la
desserte des quartiers, moins coûteuse en terme d’investissement et de
fonctionnement, et donc en définitif, plus adaptée aux moyens et aux besoins à
notre agglomération.
bonjour à tous
j'avoue ne pas avoir (encore) d'avis sur le tramway ou le busway. je viens d'arriver à dijon. je suis une "jeune femme active", maman de deux enfants en bas âge (24 et 6 mois): je suis ATTEREE par les possibilités d'accueil des tous petits proposés par la municipalité: 1 an d'attente pour avoir une place en crêche !! quant aux possibilités d'accès aux services d'une assistante maternelle... n'en parlons pas !!
je viens de chalon sur saone, où ce service était assuré par le CCAS.
je pense que la municipalité actuelle aurait une bonne idée de s'en inspirer même si ledit service avait été mis en place par des élus d'un autre bord que le leur!...
Rédigé par: ISABELLE DECHAUME | 20 novembre 2008 à 18:02
J'avoue pour ma part être atterré par le choix d'un tramway et de l'autre d'un busway, n'y a t'il aucune solution envisageable pour travailler main dans la main, peut importe que les roues soient en caoutchou ou en cuivre tant que l'on avance pour ses concitoyens et sa ville ????
Cdt
Rédigé par: Doris | 23 novembre 2008 à 14:35
Le maire, vu la conjoncture actuelle qui est loin d'être brillante et le sera encore pendant de nombreuses années, serait bien inspiré de différer voire d'abandonner ce projet pharaonique.
Dijon est une ville de moyenne importance, qui n'a rien a voir avec des villes comme Strasbourg, Lille ou Bordeaux.
Le "volume" de Dijon ne justifie pas un tramway.Surtout quand on voit le tracé du dit tramway qui oublie des dessertes importantes économiquement parlant, au profit de certains quartiers, pour des raisons purement électoralistes.
De plus la charge fiscale locale qui pèse déjà très lourd sur les budgets familiaux va se voir ainsi gonfler "généreusement". Car il faudra bien payer tout ça. Un projet de cette envergure endettera notre ville pour des décennies. D'autant que l'on sait par expérience que le cout final d'un tel programme est sans commune mesure avec les évaluations premières.
La raison devrait inciter notre maire d'abandonner ce projet trop "grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf"!
Cela ne veut pas dire qu'il ne faut rien faire, mais un projet plus modeste et plus en rapport avec le "volume" de la ville et de son agglomération serait techniquement et financièrement plus réaliste.
Rédigé par: Gérard | 01 décembre 2008 à 16:54
je suis un fervent défenseur du tramway à dijon, je trouve q'il est un choix tout à fait pertinent, et adapté à la ville de Dijon et à sa taille: de nombreuses communautés urbaines plus petites que le Grand Dijon l'ont choisi (Orléans, Le Mans, Mulhouse, Amiens... Vous n'étes pas non plus sans savoir que les villes que vous citez, pour leur choix du BHNS ou BusWay, possèdent (ou posséderont) un réseau de transport en commun lourd (métro ou tramway). De plus l'Etat(la majorité que vous connaissez bien) à lui même décider lors du grenelle de l'environnement laconstruction de 2000km de tramway dans les villes françaises...
Celà dit il est vrai que le tracé du réseau possède de nombreux oublis, j'y place cependant un bémol, le réseau de bus sera toujours là... donc les zones où le tramway ne passera pas ne seront pas des zones perdus et vides de transports pulics fiable.
Divia ravit déjà de très nombreux usagers, et le tramway ne sera pas une révolution, mais plutôt une évolution du réseau divia.
Ces deux lignes sont juste à voir comme les deux colonnes vertébrales du réseau (comme le sont délà les lianes 1,2&5), cet investissement croyez moi est fort réfléchis, ces axes seront toujours fortement féquentés et l'investissement sera ammorti par les frai de fonctionnement plus faible du tramway.
cordiallement. Thomas Pothier-Boudier.
Rédigé par: Pothier-Boudier Thomas | 24 mai 2009 à 12:02
Bonjour Thomas,
Je respecte vos convictions en faveur du tramway.
Je tiens toutefois à apporter quelques correctifs à vos commentaires.
L’Etat n’a pas « décidé lui-même » le tramway plutôt que le busway dans le cadre du Grenelle de l’environnement.
Il a choisi de favoriser les « transports en commun en site propre », c’est très différent.
Ainsi, dans les 50 projets retenus récemment dans ce cadre figurent certes des tramways, mais aussi beaucoup de busways, et pas seulement dans des villes possèdent déjà un tramway. C’est le cas par exemple pour Nîmes, Valenciennes, Cannes ou La Rochelle.
Je vous invite également à consulter les dernières déclarations dans le Moniteur du Président de la Communauté urbaine de Marseille (socialiste) « Un bus à haute qualité de service, c’est plus efficace que le tramway » Cela peut faire réfléchir…
Sur la question des zones non desservies (nombreuses avec un tramway), le problème est aujourd’hui le manque d’information. Quelles fréquences ? Quel devenir pour les lianes subsistantes ? Comment seront assurées les inévitables ruptures de charge ? Quelle qualité de service pour les nombreux usagers des bus « classiques » ? Sur ces différents points, nous n’avons aucune réponse claire.
Très cordialement.
FXD
Rédigé par: FXD | 04 juin 2009 à 08:41
je vous remercie d'avoir prêté attention à mon article et je comprend tout à fait que vous soyer inquiet au sujet de cet aménagement lourd qui guidera la politique de transports de la ville pour des décennies, mais nous savons tous les deux que le réseau de bus Divia est au bord de la saturation. Que faire quand sur le matin entre 8h et 9h sur les lignes 1,2&3, l'exploitant est obligé de prevoir un bus toute les 3 min(utilisation optimale pour un bus classique)? un BHNS ne permet pas de répondre à cette demande ponctuelle, que l'on ne peut pas ignorer ou sous estimer. Ces lignes nécessitent un mode lourd de transport en commun.
Je trouve un point d'entente avec vous sur le coût d'un tel projet (mais il est pour moi essentiel), que je trouve pharaoniques.
le BNHS ne permet pas de réduire les ruptures de charges, elles existent même avec un bus classique. le plan actuel de Divia en est un exemple, comment vous rendre à la toison d'or quand vous habitez Quétigny? (en passant par le centre ville et en perdant beaucoup de temps aux correspondances).
Sur les villes qui ont fait le choix du BHNS, vous vous trompez sur le choix de valanciennes qui possède un tramway depuis 2006, Cannes n'a pas la même topographie que Dijon, et la rochelle est bien plus petite.
il n'y a pas de solutions miracles, le tramway n'en pas une tout comme le BHNS, je regrette comme vous le manque de clarté du Grand Dijon sur ce sujet, notamment sur le coût réel du projet, sur les eventuelles amélioration du service, ou encore sur la qualité du réseau de bus classiques avec l'arrivée du tram.
bien cordiallement
thomas boudier pothier
Rédigé par: thomas boudier pothier | 11 juin 2009 à 14:04