Pour renflouer les finances municipales en grande difficulté, F.Rebsamen a décidé de vendre les Hôtels Aubriot et Chambellan, actuellement propriétés municipales situées rue des Forges et rue Musette.
J’ai souhaité, avec le groupe
municipal d'opposition (UMP, Nouveau Centre, Gauche Moderne, Parti Radical
Valoisien et Indépendants) réagir vivement à ce projet présenté par le Maire de
Dijon au Conseil Municipal de ce jour.
Je ne suis pas défavorable par
principe à la vente de biens communaux, dès lors qu'ils n'ont plus d’usage
public. Une bonne gestion des deniers publics peut en effet la justifier.
Mais, en l'espèce, il ne s'agît
pas de bâtiments comme les autres. Il est question de la vente de deux des plus
beaux joyaux de notre ville, emblématiques de sa riche histoire. Ils
constituent les plus célèbres vues de Dijon et figurent dans tous les guides
touristiques.
Je ne peux cautionner la
« privatisation », dans ces conditions, de ce patrimoine inestimable
qui n’a pas d’équivalent !
Les conditions de cette
transaction sont, en effet, particulièrement condamnables :
Elle se fait sans aucune
publicité, ni procédure d'adjudication.
Aucune garantie n'est apportée en
termes de maintien d'ouverture au public des cours de ces espaces
exceptionnels.
Aucune garantie, non plus, quant
à l’entretien et la préservation de ce patrimoine historique. Bien au
contraire, la découpe en logements de ces hôtels après cette vente leur fait
courir des risques de banalisation et de dégradation irréversibles.
Cette vente est par ailleurs
totalement contradictoire avec l'image d'une ville qui affiche le label
« d'Art et d'Histoire ».
En outre, elle anéantit
l'opportunité développée dans notre projet municipal, de réaliser un passage
public à travers l'hôtel Aubriot, permettant une liaison entre la rue des
Forges et la rue Musette, reliant ainsi les secteurs commerciaux de la rue du
Bourg et du Marché. Ce passage aurait permis la mise en valeur de l’ancienne
Halle aux changes, l’un des lieux les plus étonnants du Dijon médiéval.
C'est donc la perte d'une
opportunité stratégique unique dans le cœur touristique, culturel et commercial
de Dijon.
Pendant la dernière campagne
municipale, j’avais dénoncé ce projet caché de F. Rebsamen.
J’avais raison.
Avec une telle politique, à quand
la vente de l’Hôtel de Vogüé ?
Je ne suis pas opposé sur le principe qui consiste à rentabiliser les bijoux patrimoniaux d'une ville. Il est utile et juste de faire réaliser à Dijon des économies et l'utilisation de ces espaces pour servir ce dessein n'est pas choquant.
En revanche, il serait scandaleux de brader le patrimoine historique de Dijon. Il faut le préserver et s'assurer de sa survie dans un état correct pour l'avenir. Or, les assurances que donne le Maire de Dijon sont faibles et peu convaincantes. Alors, oui il brade le patrimoine historique et longtemps préservé de Dijon.
Il est important que chacun prenne conscience que ce revirement dans la politique de la ville de Dijon est total : on passe de l'ère de la préservation et de la mise en valeur à celle de la condamnation à plus ou moins court terme. Les garanties sont absentes. Le projet est intolérable.
Rédigé par: Florian | 03 juillet 2008 à 21:24
Ben voyons... Est-ce que les caisses de la ville seraient vraiment vides ?
Rédigé par: Diane | 23 juillet 2008 à 16:13