Mobilisation (presque) générale, vendredi dernier à Dijon-Longvic : le chef d’état-major de l’armée de l’air, de très nombreux officiers généraux, une foule impressionnante de personnalités et d’élus. Il faut dire que l’événement était d’importance : un changement profond des missions de la base aérienne.
Si j’étais présent, c’est déjà par attachement affectif à ce lieu où j’ai effectué mon service militaire. Mais c’est surtout parce que je considère qu’elle représente un pôle structurant de notre agglomération, sur lequel certaines menacent planent…
Quelques chiffres pour illustrer le poids économique et social de la Base. Avec 1 800 militaires et 200 personnels civils, c’est l’un des principaux employeurs du Département. En comptant leurs familles, ce sont près de 5200 personnes qui dépendent de son activité.
La BA 102, c’est aussi une entreprise qui injecte 40 millions d’euros chaque année dans l’économie locale en salaires, achats et investissements !
Aujourd’hui, elle change de format, avec notamment la transformation d’un escadron de chasse Mirage 2000-5 en escadron d’entrainement et d’appui composée d’Alphajet. Sa double mission de protection de l’espace aérien et de formation est donc confirmée.
Cette évolution va aussi dans le sens d’une meilleure intégration de la Base au tissu urbain environnant, avec l’utilisation pour partie d’avions moins bruyants. Une bonne nouvelle pour les communes riveraines qui subiront moins de nuisances sonores.
Ainsi, l’avenir de la Base est assuré jusqu’en 2020. Mes échanges, vendredi, avec les plus hauts responsables de l’Armée de l’Air, confirment qu’après cette date, rien n’est sûr.
Il va donc falloir nous battre pour pérenniser cette activité majeure pour notre territoire, qui, au passage, est importante pour le développement de notre aéroport civil. Celui-ci profite, en effet, largement de la synergie avec l’activité militaire (partage des coûts, entretien de la piste, sécurité pompiers…)
Il ne faudra pas compter sur l’équipe municipale actuelle pour le faire. Elle ne verrait certainement pas d’un mauvais œil la mort, à petit feu, de toutes ces activités aériennes sur Dijon. Comme un symbole, l’absence du Maire de Dijon vendredi a été particulièrement notée et remarquée.
Au contraire, vous pouvez compter sur ma détermination pour que vive longtemps la BA 102 à Dijon.
Mois aussij'ai fait mon service à la BA102... et je n'ai pas garder que des bons souvenirs...
Mais si je suis attaché à la base c'est pour que vive l'aéroport civil !
Nous savons tous que Rebs et sa majorité sont contre Dijon-Longvic et pour Dôle-Tavaux.
Je n'ai pas oublié le refus de notre maire de voter un voeux pour l'aéroport Dijon-Longvic en Conseil municipal.
J'ai le souvenir d'un AR Dijon-Londres en avion pour raisons professionnelles ! Quel gain de temps !
Quel attrait pour une ville comme Dijon...
Rédigé par: ça ne plane pas pour rebs | 11 septembre 2007 à 10:32
Moi je plane pour Rebs comme vous dites...
C'est être d'un autre temps que de croire encore que le développement économique passe par le développement de l'aviation !
Le rechauffement de la planète ça ne vous dit rien ?
Vous n'avez rien compris et les verts continueront de s'opposer par tous les moyens au projet de la CCI.
Rédigé par: Vert de rage | 11 septembre 2007 à 14:21
Si Mr Rebsamen ne se montre guère actuellement,n'est-ce pas le signe évident qu'il ne souhaite pas être réélu maire de Dijon en 2008.Ou attends t-il que FXD lui propose une place au sein de son équipe pour les prochaines municipales?.
Dans tous les cas, ses absences se font toujours très remarquées et ça , ça craint pour un maire d'une ville de 150000 habitants.
Rédigé par: ede | 11 septembre 2007 à 14:22
Bonjour,
Oui je crois que le devellopement économique international passe en partie par l'aviation. Il est toujours utile de se déplacer de pays en pays et je ne vois pas d'alternative à l'avion pour se rendre aux USA ou en Asie. De plus, le mécanisme de la "compensation carbone" permet de diminuer les effets sur l'environnement (encore faudrait-il qu'elle soit connue et utilisée par tous...)
Pour la question des 2 aeroports, il me parait clair qu'il ne doit en rester qu'un (pas de tête à couper ici) et que Dijon est un peu mieux placer que Besançon (géographie, base militaire, etc.) mais à peine. Il n'y a rien a tirer d'une opposition de l'un contre l'autre mais beaucoups d'une collaboration.
Je vous rappelle enfin le succés des liaisons aeriennes de cet été, qui montre un réel besoin ici.
Cordialement,
G.MAUBON
Rédigé par: MAUBON Grégory | 12 septembre 2007 à 16:54
les transports de personnes par avion en vol intérieur est le moyen de déplacement le plus polluants (taux de pollution ramené par passager)sans parler du gouffre financier prévu.
l'avenir est dans le transport ferré, la preuve, Air France et Veolia créés une société pour acquérir et exploiter des TVG !!!
pour prendre ma position sur le sujet, en toute objectivité, je n'ai pris que des faits.
par ce projet de développement aériens, la CCI veut trouver le moyen de financer ses déficits à l'aide de fonds publics.
aujourd'hui l'activité aérienne est complétement encerclé par l'urbanisme.
entre le développement de l'urbanisme ou le développement de l'activité aéroportuaire,le choix à été clairement faits par les élus au fil du temps.
car ces deux développement ne sont pas compatible !!!
Rédigé par: non à l'extension de l'aéroport civil | 14 septembre 2008 à 11:30
"Cette évolution va aussi dans le sens d’une meilleure intégration de la Base au tissu urbain environnant" dites-vous ; si le but c'est d'intégrer la base aérienne à la ville les citadins vous en seront reconnaissants ; ils doivent apprécier les vapeurs de kérosene, le bruit et autres nuisances.
Non, cher Monsieur, le but c'est bien d'éloigner ce pôle délétère du point de vue environnemental. Je n'ai aucune envie d'entendre encore plus souvent les réacteurs des avions qui inondent régulièrement de vacarme toute la ville de Dijon soit quelques 150 000 habitants en même temps.
Quant aux emplois, si c'est employer pour employer cela vaut zéro ; on n'en est pas aux temps des grands travaux d'Amérique ou faire et défaire était la seule solution contre le chômage. Il faut à la ville des industries solides, et pas des services d'Etat qui dépensent mais ne rapportent rien.
Quant aux avions civils, les privilèges de quelques personnes pourront tout aussi bien se résorber à Orly, Charles de Gaulle ou en Suisse. A Dijon, on n'en veut pas.
Rédigé par: g worlein | 04 mars 2009 à 12:46